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17 mars 2021

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

CSSCV: Adoption d’une Politique relative à l’inclusion de la diversité de genres

Daniel Bellemare

©Archives

Son nom de baptême est Daniel. Mais elle se sent plus comme une Danielle et c’est comme ça qu’elle veut vivre et c’est par ce nom qu’elle souhaite être reconnue. Dorénavant, c’est ce qui devra être considéré par les professionnels et les élèves du Centre de services scolaire au Cœur-des-Vallées.

Le CSSCV a adopté la semaine dernière une Politique relative à l’inclusion de la diversité de genres qui reconnaît aux personnes transgenres le droit d’utiliser le nom de leur choix, d’utiliser la toilette et le vestiaire de leur choix et qui vise à diminuer l’utilisation du genre de la personne pour tenir des activités.

Ainsi, cette nouvelle politique établit que «les membres du personnel de l’établissement scolaire doivent systématiquement employer le prénom et le pronom (il, elle ou autre pronom neutre) choisis par l’élève».

Aussi, «l’élève transgenre a le droit d’utiliser les toilettes et les vestiaires avec lesquels il se sent à l’aise et qui se rapprochent le plus de son identité de genre, et ce, quel que soit le sexe qui lui a été attribué à la naissance ou son expression de genre». Le règlement prévoit aussi que l’élève peut aussi demander d’utiliser une toilette neutre s’il le désire ou un espace privé dans un vestiaire.

Parmi les autres éléments du règlement, le CSSCV demande de «réduire les activités où l’on sépare les élèves selon le genre» et «d’assurer une souplesse dans l’application des règles relatives à l’assiduité pour l’élève transgenre qui est en traitement hormonal».

Une évaluation de la nécessité de demander le sexe sur les formulaires est aussi proposée dans cette politique de même que l’adaptation des formulaires pour tenir compte de la réalité des familles LGBT+

Réalité d’aujourd’hui

Pour le directeur général du CSSCV, Daniel Bellemare, cette nouvelle politique répond à la réalité d’aujourd’hui. «C’est un besoin qu’on se rendait compte qui était de plus en plus présent dans nos écoles. La société évolue. Les gens se sentent plus à l’aise de s’identifier publiquement. Nos écoles doivent s’adapter, être à la page de la société.»

Les mêmes pratiques sont utilisées depuis des années dans les écoles. Notamment, le sexe sert souvent à partager rapidement les groupes. C’est une pratique à revoir, souligne M. Bellemare.

«Les élèves sont dans une phase de leur développement personnel. Ils sont en train d’acquérir leur identité sexuelle. Ce n’est pas le bon moment pour leur faire vivre une situation comme celle-là.»

«Le but, c’est de favoriser l’inclusion des élèves transgenre, ajoute-t-il. Que nos élèves transgenres puissent se retrouver dans l’organisation scolaire actuelle.»

Le directeur général souligne que ce n’est pas la faute du personnel. C’est tout simplement la société qui a changé et qui demande une adaptation dans des méthodes, notamment au niveau scolaire. «C’est une habitude et on n’a jamais été confronté à ça par le passé.»

Respect

Daniel Bellemare est conscient que cette nouvelle politique pourrait amener certaines personnes à s’essayer. Mais il ne croit pas que ce sera un enjeu majeur.

«Dans nos écoles, les intervenants les connaissent les élèves. Même si ce n’est pas toujours clairement identifié ou connu, ça circule. Des fois, c’est l’élève qui va en parler.»

Un élève qui voudra faire le smart avec ça ne le fera pas longtemps, indique-t-il. «S’il y avait un élève transgenre dans une classe, je ne pense pas que des élèves jouerait au smart à vouloir faire comme l’élève transgenre. Mais je crois que les élèves respectent ça beaucoup plus qu’on peut le penser.»

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