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03 février 2021

La Santé publique explique pourquoi l’Outaouais doit rester en rouge

COVID-19, coronavirus.

©Photo Archives

Par Simon Dominé

Nombre de nouveaux cas et d’éclosions, dépistage en baisse, taux de positivité des tests, situation épidémiologique des régions adjacentes ou encore impacts sur le réseau de la santé: un ensemble de facteurs justifie que l’Outaouais demeure sur ses gardes face à la Covid-19, croit la directrice par intérim de la Santé publique de la région, Dre Brigitte Pinard.

Suite à la conférence de presse du 2 février du premier ministre François Legault, lors de laquelle ce dernier a confirmé que l’Outaouais ferait toujours partie des zones rouges le 8 février, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a fait le point sur la situation épidémiologique dans la région.

Selon la PDG du CISSSO, Josée Filion, la « difficile » décision du gouvernement de conserver des mesures plus rigoureuses en Outaouais que dans les régions du Québec qui pourront repasser au palier orange, se justifie.

Mme Filion a jugé le 3 février que c’est « la bonne décision », qu’elle est « prudente et étapiste ». La PDG du CISSSO estime qu’il faut « agir avec prudence » pour éviter de perdre le contrôle face à la Covid-19, malgré l’amélioration notable de la situation épidémiologique en Outaouais.

Baisse des cas « fragile »

La baisse des cas demeure « fragile et très récente ». Il faudra que le tout se stabilise plus longtemps avant d’envisager un retour au palier orange, même si Mme Filion comprend et partage la fatigue de la population qui est aux prises avec la Covid-19 depuis le mois de mars 2020.

La PDG du CISSSO a donné en exemple le fait qu’en moins de 24 heures, le nombre d’hospitalisations reliées à la Covid-19 en Outaouais allait presque doubler, passant de quatre à sept.

La Dre Pinard a renchéri sur le besoin de demeurer vigilants. Elle a donné en exemple le fait que le nombre de nouveaux cas en lien avec une éclosion dans un milieu de travail de la région a doublé en une semaine et qu’à Aylmer, le virus vient de se faufiler dans une résidence pour personnes âgées.

Dépistage et variants

Par ailleurs, elle déplore que de moins en moins de personnes se font dépister, alors même que le taux de positivité aux tests demeure élevé. Selon les sondages du CISSSO, 50% des personnes ne se feraient pas tester, même si elles ont été en contact étroit avec un cas positif ou qu’elles ressentent des symptômes de la maladie. Sur 100 personnes testées actuellement, quatre reçoivent un résultat positif, a souligné la Dre Pinard.

Entre le 24 et le 30 janvier, le CISSSO a confirmé 111 nouveaux cas de Covid-19, soit une moyenne de 16 par jour. C’est en baisse par rapport aux semaines passées, mais Dre Pinard rappelle qu’on est encore loin d’une moyenne de deux ou trois cas par jour.

La directrice par intérim de la Santé publique a aussi clairement exprimé l’inquiétude du CISSSO face aux variants de la Covid-19. La question n’est pas selon elle de savoir si ces variants atteindront ou non la région, mais combien de temps l’Outaouais pourra retarder leur arrivée sur son sol.

C’est le 22 février prochain que la situation de l’Outaouais sera révisée par le gouvernement. Un des facteurs pour repasser au palier orange sera de continuer à observer une tendance continue à la baisse des nouveaux cas et des éclosions.

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