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15 décembre 2020

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Inondations: l’Outaouais aura un bureau de projets

Inondation masson web

©Le Bulletin-Yannick Boursier

Dix bureaux de projets seront implantés à travers le Québec pour travailler sur le dossier des inondations, dont un en Outaouais.

L’implantation de ces bureaux de projets avait été annoncée plus tôt cette année lorsque le gouvernement avait présenté son Plan de protection du territoire face aux inondations : des solutions durables pour mieux protéger nos milieux de vie.

Le bureau de projet de l’Outaouais travaillera principalement le bassin versant de la rivière des Outaouais Ouest. L’objectif de ces bureaux de projets sera d’évaluer les différentes mesures pouvant être mises en place sur le bassin versant pour éviter des inondations printanières.

«L’objectif de ces bureaux de projet est de trouver des solutions adaptées aux bassins et aux cours d’eau ciblés afin d’empêcher que des milliers de familles  et des centaines de municipalités soient aux prises avec des inondations», a indiqué la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest.

 «C’est important de le faire maintenant, de trouver des solutions adaptées tout de suite, ajoute-t-elle. Parce que les inondations seront de plus en plus récurrentes avec les années.»

Chaque bureau de projets sera formé de deux ou trois employés qui seront engagés au début de 2021, selon la ministre. Ces derniers travailleront avec les gens du milieu, les organismes et les municipalités pour déterminer les solutions possibles pour empêcher les inondations.

 «Les actions qui découleront de cette démarche seront le fruit d’une collaboration avec le milieu municipal, le milieu scientifique, les acteurs de la société civile et les citoyens», mentionne le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien.

Différentes mesures pourraient être proposées par ces bureaux de projet. Par exemple, la création d’espace de débordement, l’augmentation de la végétation du milieu urbain, le réaménagement d’infrastructure qui font obstacle au passage d’eau ou encore le rehaussement de voie d’accès essentiel.

Toutefois, ces mesures ne devront pas avoir d’impact sur d’autres municipalités ou d’autres bassins versants pour éviter de déplacer le problème.

Pas d’échéancier

Comme la mise en place des bureaux de projets s’amorce, la ministre Andrée Laforest ne pouvait pas donner d’échéancier pour l’implantation des premières mesures qui découleront de ce travail.

Les bureaux seront fonctionnels en 2021 et ils devront par la suite faire le travail d’évaluation avant que les projets, pour chaque bureau, soient présentés au gouvernement ce qui prendra un certain temps.

Il n’est pas certain non plus que tous les projets qui seront présentés vont être retenus par le gouvernement. Ce dernier aura le choix quand viendra le temps de financer les projets provenant des bureaux de projet.

Des critères seront établis pour définir les priorités d’investissement, mentionne Mme Laforest. Le projet de loi 67 sur le nouveau régime d’aménagement dans les zones inondables prévoit que les projets seront déterminés par gestion de risque. Les projets qui seront dans des zones à risque élevé seront priorisés, indique la ministre.

Mesures temporaires

Par ailleurs, Andrée Laforest a indiqué que les municipalités avaient toute la latitude actuellement pour permettre la mise en place de mesures temporaires pour empêcher les inondations. «Chaque demande doit être gérée par les municipalités.»

Par contre, en ce qui concerne les mesures permanentes, il n’y a pas d’annonce en ce moment. «C’est sûr qu’on ne commence pas à accepter des mesures permanentes, comme des murs de béton par exemple. C’est évident, si on met des murs de béton et que ce n’est pas analysé, l’eau pourrait se retrouver chez le voisin.»

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