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06 novembre 2020

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Crue printanière: Gatineau transfère les idées à Québec

Inondation masson web

©Le Bulletin-Yannick Boursier

Alors que les travaux du Comité consultatif en matière d'aménagement et de mesures de protection dans les zones à risque d'inondation sont au ralenti en ce moment, Gatineau se tourne vers Québec pour que des décisions soient prises rapidement dans certains dossiers.

La ville a fait parvenir au gouvernement dans les derniers jours la liste complète des propositions faites par les citoyens dans le cadre des consultations en 2019 pour trouver des solutions dans les quartiers inondés.

Au départ, cette liste devait être étudiée par le comité qui allait ensuite donner son avis à Québec, mais ce n’est pas possible en ce moment. «Le comité ne peut pas se prononcer avant que la cartographie soit terminée. Ça fait un an qu’on accumule des retards sur la cartographie. C’était un peu difficile avant la Covid. Là, la Covid l'a retardé complètement. On travaille avec des consultants. Les consultants n’étaient pas capables d’avancer. C’est pour ça qu’on a envoyé tous les projets à Québec.»

Certaines réponses

En envoyant ces demandes à Québec, le maire demande que le gouvernement puisse répondre à certaines demandes plus rapidement. C’est aussi ce que le maire a demandé la semaine dernière en commission parlementaire sur le projet de loi 67.

«Quand je regarde le processus qui est sur la table, les décisions comme ça viendraient au strict minimum dans trois ans et probablement plus dans cinq ans. Ça, c’est cinq printemps où les gens sont nerveux. Cinq printemps où les gens sont inquiets. Où ils ont des pertes financières possibles. C’est long.»

Entre attendre à la fin d’un très long processus et agir maintenant, il y a des choses qu’on peut faire. Ce ne sont pas toutes les solutions qui peuvent être regardées tout de suite, mais celles qui le peuvent doivent être examinées.

«L’exemple de Fer-à-Cheval, je le trouve facile. Il n’y a pas 14 solutions pour Fer-à-Cheval. C’est essentiellement soulever la rue ou non. Est-ce que le gouvernement peut prendre un groupe d’experts, le mettre ensemble et dire c’est possible ou pas possible? Si c’est possible, faisons-le au plus vite. Si ce n’est pas possible, qu’est-ce qu’on fait ? On laisse les gens dans la situation à laquelle ils sont ?»

Les réponses de la ministre lors de la commission parlementaire n’étaient pas très encourageantes pour Gatineau. «Je n’ai pas senti de grande ouverture là-dessus, reconnaît le maire. Mais c’était un des objectifs de ma présentation. Qu’il sache que nous, on va inciter là-dessus et que la balle est dans leur camp.»

«Pour ce genre de décision là, il n’y a pas de zone grise, ajoute-t-il. La décision leur appartient à eux.» Pour reprendre l’exemple du Fer-à-Cheval, le maire indique que présentement, en raison du cadre établi par Québec, la ville ne peut pas répondre autre chose que non à un projet pour soulever la rue. «Le cadre actuel ne nous le permet pas. Donc on se tourne vers Québec en disant : le cadre vous appartient.»

Dévitalisation

Un autre point que le maire a tenu à soulever en commission parlementaire c’est la question des expropriations et surtout des montants accordés. Le maire a invité le gouvernement à être cohérent dans ses décisions.

«Ce que je veux, c’est une position claire, cohérente, qui va jusqu’au bout de l’idée. Où bien les gens restent en sécurité ou bien les gens partent dignement, c’est-à-dire sans s’appauvrir?»

«Entre les deux, ce sont des quartiers qui s’éteignent tranquillement, ajoute M. Pedneaud-Jobin. On est entre les deux et c’est ça qu’il faut qui arrête.»

D’ailleurs dans son discours en commission parlementaire, le maire a indiqué «que la situation actuelle équivaut à une mort à petit feu de ces milieux de vie». Une phrase qui a ébranlé la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest qui a questionné son utilisation et le ton alarmiste de ce commentaire.

Maxime Pedneaud-Jobin indique que si la ministre a été déstabilisée par cette phrase, lui il était surpris de sa réaction.  «J’étais un peu étonné qu’elle le prenne comme ça. Si elle était venue voir les gens sur le terrain, elle aurait vu qu’ils sont pas mal plus négatifs que moi. Je me fais juste le porte-parole de gens qui veulent des décisions le plus rapidement possible.»

Liste des demandes pour le secteur de Masson-Angers

 

10 demandes de rehausser le chemin du Fer‐à‐Cheval au niveau de la cote centenaire pour permettre aux services d’urgence d’accéder aux propriétés

 

2 demandes de conserver le chemin du Fer‐à‐Cheval au niveau actuel pour éviter la création de petits étangs, de l’autre côté du chemin, et pour éviter de retarder le départ des eaux en période de crues printanières

 

3 demandes d’aménager une digue via les marais à l’arrière (chemin du Fer‐à‐Cheval et rue Victor‐Charlebois)

 

1 demande d’aménager une digue à partir du parc derrière la rue du Ruisseau jusqu’à la rue des Becs‐Scie

 

1 demande d’aménager un mur permanent autour d’une propriété pour éviter la contamination du puits sur le chemin du Fer-à-Cheval (en l’absence de services municipaux)

 

1 demande de mettre en place les services municipaux d’aqueduc et d’égouts sur le chemin du Fer‐à‐Cheval

 

4 demandes d’autoriser la construction de nouveaux bâtiments soit sur pilotis ou sans sous‐sol

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