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15 août 2020

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Un bilan de santé en sport et loisir pour les municipalités de l’Outaouais

Normand Veillette

©L'info de la Basse-Lièvre-Archives

Que retrouve-t-on en sport et loisir dans les municipalités rurales de l’Outaouais ? Quels sont les besoins, les défis et les opportunités qui s’offrent à ces municipalités pour répondre aux besoins de la population ?

Ce sont les réponses à ces questions que Loisir sport Outaouais souhaite les aider à trouver dans le cadre d’un processus pour dresser un bilan de santé en sport et loisir pour chaque municipalité rurale. Déjà 10 bilans ont été effectués, dont sept dans la MRC de Papineau, un dans la MRC de Pontiac, un dans la MRC des Collines et un dans la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau.

«Ce qu’on a amorcé comme démarche, c’est d’aller rencontrer les directions générales et les permanents en loisir des municipalités pour regarder une série de 25 questions, explique Normand Veillette, agent de développement chez Loisir sport Outaouais. C’est comme un bilan de santé.»

Ces questions permettent de savoir ce qu’on retrouve dans la municipalité et par la suite établir les besoins et surtout la manière d’arriver à les combler. Que ce soit auprès de la municipalité ou en partenariat avec d’autres municipalités.

Puisque c’est aussi l’objectif du projet de Loisir sport Outaouais. Il est de plus en plus important de travailler en collégialité avec les autres municipalités, indique M. Veillette.

«Des organisations, traditionnellement, ça travaille en silo. Nous, en faisant ces diagnostics-là, on peut dire par exemple: tu as des problèmes de verdissement dans ton parc parce qu’il n’y a pas d’ombres. L’autre municipalité aussi. Est-ce qu’il y a moyen de travailler ensemble pour aller chercher les bonnes espèces d’arbres pour favoriser le plus d’ombre?»

Le travail de collégialité sera aussi important lorsque vient le temps de déposer des demandes de financement à Québec pour des infrastructures. Le nombre de demandes combinées à l’argent disponible ne permet pas souvent de répondre à tous les besoins. Les décideurs regardent donc souvent l’impact du projet et la possibilité pour les citoyens d’avoir recours au même service à proximité.

De plus, en se séparant les infrastructures, ça devrait être plus facile pour les municipalités d’investir dans le maintien en état de ces installations dans les années à venir, un autre élément positif du partenariat, estime M. Veillette.

Le partenariat ne se fait pas seulement avec les autres municipalités, mais aussi avec d’autres partenaires comme le milieu scolaire qui a aussi beaucoup d’infrastructures pouvant être utilisées par la communauté. Cet aspect sera aussi intégré au bilan.

Trois ans

Loisir sport Outaouais entend faire le tour de toutes les municipalités rurales de l’Outaouais dans les trois prochaines années. D’ici mars prochain, ils ont déjà convenu de finaliser 24 bilans.

Ce travail permettra aussi à l’organisme qui s’occupe de sport et de loisir sur tout le territoire d’être mieux informé de ce qui se passe dans chaque municipalité. «Pour nous, c’est vraiment du data.»

Du data qui permettra de conserver et mettre à jour plus facilement l’information et aussi d’être prêt, en cas de besoin, pour aider les municipalités lorsque Québec annoncera des programmes financiers.

«S’il arrive une subvention, disons du ministère des Affaires municipales, pour de l’infrastructure, pour nous c’est facile d’aller voir dans nos bilans de santé qui pourrait se servir de cette aide financière pour déposer un projet. Ça nous permet de faire des liens parce qu’on a du data.»

Une fois que le travail sera réalisé dans chaque municipalité, Loisir sport Outaouais entend aussi faire un bilan pour chacune des MRC de la région pour sortir les enjeux communs.

«On va présenter après ces bilans-là à la table des préfets pour dire: voici dans les MRC quelles sont les particularités. Voici quels sont les enjeux communs. Voici ce qu’on peut travailler ensemble.»

«Ça va aider beaucoup les élus à travailler ensemble par après, ajoute-t-il. C’est comme ça, par la suite, que nous, on peut convaincre notre ministère et les bailleurs de fonds.»

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