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07 mars 2020

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Travailler dans l’ombre pour le succès des danseurs

Chorégraphe de participants à Révolution

Amy Poirier

©L'info de la Basse-Lièvre - Yannick Boursier

En arrière des danseurs qui performent sur scène à l’émission Révolution, se trouve souvent des gens dans l’ombre qui ont travaillé à préparer les chorégraphies de ces artistes. Amy Poirier de Danse Acad’Amy de Buckingham a eu l’opportunité de participer aux deux premières saisons de l’émission comme chorégraphe.

Propriétaire et directrice artistique du studio de danse, Amy Poirier a accepté d’aider deux amis qui avaient été choisis lors de la première saison de l’émission. Elle a donc chorégraphié le numéro de l’audition diffusée à la télévision en plus d’aider lors de la préparation du numéro du face-à-face. Lors de la deuxième saison, elle a chorégraphié le solo de son amie Clara pour les deux premières étapes.

«Je trouve ça intéressant parce que tu vois ton travail sur quelqu’un, indique-t-elle. J’adore ça voir l’évolution des gens et comment ton idée va sur quelqu’un d’autre.»

Elle qui danse depuis l’âge de trois et qui réalise des chorégraphies depuis l’âge de 14 ans avoue que faire ce travail pour une émission semblable est le plus gros accomplissement de sa carrière. «C’est une plate-forme énorme Révolution.»

Et c’est aussi un défi énorme pour les chorégraphes. Habitué de prévoir des numéros sur des scènes rectangulaires pour un public assis en avant, il faut penser différemment pour la télévision. «Les gens regardent de partout. C’est filmé de tous les angles.»

:«C’est sûr qu’il faut s’adapter à ce format-là, mais il faut rester aussi avec l’idée du danseur. Il faut que tu mettes de l’avant les forces de cette personne pour qu’elle paraisse bien.»

Communication

Le travail du chorégraphe se passe souvent dans l’ombre. Mais il est aussi très important parce qu’il doit proposer quelque chose qui sera apprécié des juges et qui correspond aussi aux forces du danseur.

Et il peut avoir un impact sur le résultat. Mais c’est une chose à laquelle il ne faut pas trop penser, surtout dans le cas d’une émission comme Révolution. «La danse, c’est subjectif. C’est un sport jugé. Tu peux avoir la technique excellente, mais ils n’ont pas compris ce que tu voulais montrer. C’est jugé par quatre personnes avec quatre mentalités différentes.»

L’important dans le travail du chorégraphe avec le danseur, c’est la communication, indique Amy Poirier. «On a le fil conducteur de la chorégraphie. @R:Mais les danseurs vont nous dire vers quoi ils veulent aller. On va aller chercher ces atouts-là. Le fil conducteur part de nous et après on développe avec les danseurs.»

Malgré tout, Amy Poirier ne cache pas qu’elle est plus nerveuse d’agir comme chorégraphe que d’être sur la scène et danser. «Moi je trouve ça plus stressant comme chorégraphe parce que tu n’as pas le contrôle de ce qui se passe. Rendu sur la scène, tu peux juste regarder et tu croises les doigts.»

Musique

L’importance du numéro et la scène différente ne sont pas les seuls défis auxquels sont confrontés les chorégraphes associés à Révolution. Il y a aussi la contrainte de temps et la musique.

Dans le premier cas, Amy Poirier a été chanceuse lors de la deuxième saison puisque Clara est passée au début des auditions. Elle a donc eu plus de temps pour préparer ensuite le face-à-face. Mais par la suite, les différentes étapes se seraient enchainées plus rapidement.

Du côté de la musique, c’est un défi supplémentaire lié à la télévision. «Pour les préauditions ont choisi nos musiques. Ensuite, les participants font une liste de 10 chansons en français et 10 en anglais et c’est la production qui choisit.»

Et tu espères que le choix se portera sur tes musiques favorites et non pas sur un des derniers choix proposés. «Avec Clara c’est arrivé. Elle est tombée sur un de ces choix qui étaient parmi ses derniers. Et là il faut voir ce qu’on fait. Et finalement, ç’a vraiment fait quelque chose de bien et on a eu du plaisir.»

:Amy Poirier a accompagné aussi plusieurs danseurs et professeurs de l’école de danse de Buckingham aux préauditions de la 3e saison de l’émission. Elle est toujours en attente de la confirmation du retour pour la prochaine saison.

Le moment Révolution

Un des éléments importants dans une chorégraphie pour l’émission est le moment révolution, ce moment où une image est prise de 360 degrés. «Ça devient de plus difficile d’année en année parce qu’on a l’impression qu’on a tout vu. Il faut réinventer quelque chose.»

«Souvent ce qu’on va faire, c’est chorégraphier le solo de A à Z et par la suite, on va trouver c’est quoi le point fort de la chorégraphie. Et si on n’en trouve pas, on va essayer d’incorporer quelque chose dedans.»

Il faut aussi s’assurer que le tout soit harmonieux avec le reste de la danse et la musique. Il ne faut pas qu’il soit vu comme l’élément important. «Il faut que ce soit un élément de surprise. C’est toute une façon de penser, c’est un jeu, c’est un casse-tête, mais c’est vraiment le fun à faire.»

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