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10 février 2020

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Un manque de respect pour les villes selon Maxime Pedneaud-Jobin

Terrain cédé gratuitement aux centres de services scolaires

Maxime Pedneaud-Jobin

©Le Bulletin-Archives

Les municipalités ont appris dans la nuit de vendredi à samedi qu’elles auraient dorénavant l’obligation de céder des terrains ou des immeubles aux centres de services scolaires, une annonce qu’a décrié le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

 

Ce changement fait partie des amendements amenés par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, au moment de l’adoption du projet transformant les commissions scolaires en centres de services.

«Je ne comprends pas le principe, a mentionné le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Quand il construit un hôpital, il paye le terrain. Quand il installe un ministère, il paye le terrain. Quand il construit un Palais de justice, il paye le terrain. Pourquoi dans le domaine de l’éducation, la Ville se verrait obliger de payer le terrain qui va en dessous de l’école? Ils devraient prendre leur responsabilité plutôt que de transférer ça au contribuable foncier.»

Pour le maire, cette mesure pourrait coûter cher aux Gatinois alors qu’il y a environ une école par année qui se construit sur le territoire. «On parle de millions qu’on transfère du gouvernement du Québec aux villes.»

«Un amendement la nuit pour un changement à une loi de cette importance-là en terme financier pour les villes, c’est manquer de respect pour les villes et manquer certainement de respect pour les contribuables fonciers.»

En plus de l’aspect financier, le maire y voit aussi un enjeu de gouvernance alors que le ministre pourra prendre des décisions ayant des impacts sur le développement de la ville. «Le ministre va faire de l’aménagement du territoire. Et il pourrait décider unilatéralement de notre endettement.»

Cette solution du ministre ne règlera pas les problèmes, mais les accentuera selon Maxime Pedneaud-Jobin. La seule solution serait que Québec paye pour les terrains des écoles, comme pour les autres terrains de ses édifices. «Quand ils construisent une école, elle ne flotte pas dans les airs. Elle est sur un terrain. Ça fait partie des coûts que le gouvernement devrait assumer.»

Depuis l’élection du gouvernement de la CAQ, les relations étaient assez bonnes entre les villes et le gouvernement. Maxime Pedneaud-Jobin ne cache pas que ce dossier pourrait changer les choses. «La manière de travailler, ça n’a pas de sens. Financièrement, ça n’a pas de sens. Et la gouvernance, ça n’a pas de sens. Je sens que la ville n’est pas respectée.»

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