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07 février 2020

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

«Cette réaction est franchement décevante»

Sylvain Tremblay

©Le Bulletin-Archives

La décision de la MRC de Papineau de ne pas se prononcer sur le projet de loi 40 et de retourner le dossier aux municipalités a déçu le commissaire de la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées, Sylvain Tremblay.

Affirmant s’exprimer en son nom, ce dernier a profité de la période de paroles aux commissaires avant le conseil de la CSCV la semaine dernière pour déplorer «la petite politique» de certains maires, selon lui.

«Cette réaction est franchement décevante, a-t-il commenté. Elle démontre un grand manque de réalité régional. Elle demande également un manque flagrant de compréhension des enjeux entourant le projet de loi qui est pourtant à l’avant-plan dans les médias depuis plusieurs mois.

Le commissaire ne comprend pas pourquoi certains maires ont affirmé vouloir avoir plus d’information de Québec sur le projet de loi. «Que le commun des mortels ne soit pas au courant de ces enjeux-là, c’est une chose. Mais que des élus, des maires par surcroit, ne soient pas à jour sur des questions nationales ou provinciales qui pourraient avoir un impact sur leur région, c’est très très inquiétant.»

«Je déplore également que ces maires ne soutiennent pas le maintien d’un autre palier démocratique que sont les élus scolaires. Lorsque des politiciens, élus démocratiquement, ne font rien contre l’abolition d’un autre palier d’élu, je me dis que notre démocratie est malade.»

Sylvain Tremblay croit que certains maires auraient souhaité que la MRC se prononce, mais qu’ils n’ont pas parlé assez. «Je me doute que certains maires étaient prêts à nous appuyer, mais ils se sont faits très discrets. Dans l’ensemble, on peut sentir le manque d’enthousiasme parmi ce groupe.»

:«Personnellement, ça ne m’empêchera pas d’appuyer les initiatives de la MRC de Papineau s’ils en font la demande. C’est une région que j’apprécie et je ne veux pas m’abaisser au niveau des maires de la MRC et faire de la petite politique», a-t-il conclu.

MRC

Présent pour appuyer le projet d’école alternative, le maire de Montpellier, Stéphane Séguin, a assisté en personne à ce commentaire. Même s’il n’a pas voulu trop commenter après, laissant le préfet répondre pour la MRC, il s’est dit surpris de cette sortie.

:«On a eu la facette de la commission scolaire. On va regarder la facette du côté gouvernemental. Quand on analyse une question comme ça, il faut l’analyser au complet, pas juste à moitié.» Ce dernier a invité la commission scolaire à venir rencontrer les municipalités pour parler de la situation.

Pour sa part, le préfet de la MRC, Benoit Lauzon, estime que cette décision est plus de compétence des municipalités que de la MRC et c’est pourquoi le conseil des maires a pris la décision de retourner la question à chaque conseil municipal.

«On est d’avis que ça appartient aux municipalités locales. Les conseils municipaux de chacune des municipalités, ce sont eux qui sont élus et non pas les gens qui siègent à la MRC. La MRC de Papineau est un organisme qui est là pour supporter les municipalités locales. Les écoles sont dans les municipalités.»

Il affirme aussi que c’est une minorité de maires qui ont demandé plus d’informations sur le projet de loi et que ce sera à ces maires et leur conseil municipal de faire le suivi pour l’obtenir.

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