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30 janvier 2020

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Des nouveaux meubles grâce à des étudiants

Meuble

©Le Bulletin-Yannick Boursier

La Maison d’hébergement pour Elles des Deux Vallées peut compter sur des nouveaux meubles pour plusieurs de ses chambres grâce à des partenariats avec des étudiants du Cégep de l’Outaouais et de la Formation professionnelle.

L’organisme qui offre de l’hébergement aux femmes victimes de violence conjugale se retrouvait avec un problème de rangement dans les chambres qui accueille ces femmes et aussi des enfants.

«Je voulais rénover les chambres parce que je ne les trouvais pas vraiment accueillantes, indique la directrice de l’organisme, Annick Brazeau. La maison, comment elle est faite, elle n’a pas de garde-robe. Il n’y a pas de rangement. Les femmes sont toujours dans les boîtes ou les sacs. Ce n’est pas agréable.»

Elle a discuté avec les responsables du programme de design intérieur du Cégep de l’Outaouais et les étudiantes, dans le cadre de leur formation, ont accepté de proposer des idées de design à l’organisme pour les cinq chambres en plus de la salle de jeu et du salon.

«Ils nous ont donné des beaux plans très professionnels, souligne Mme Brazeau. On m’avait mis des belles armoires et des beaux meubles faits sur mesure.»

Réalisation

Propriétaire de ces plans, Annick Brazeau ne savait pas trop vers qui se tourner pour les  réaliser. C’est là qu’une idée de partenariat avec les élèves en ébénisterie du centre de formation Relais de la Lièvre-Seigneurie a été envisagée.

Et le projet s’est réalisé. «Au début ma réaction a été: wow c’est un gros projet, confie l’enseignant, Yann Voisine. Ce que j’ai dit à Annick, c’est qu’on allait faire ça sur deux ans. L’an dernier, on a fait trois chambres et une salle de jeu. On devrait terminer le projet cette année.»

Dans le cadre de sa période de stage, Sarah Lévesque-King, a donné la vie aux plans de la maison d’hébergement. Elle était heureuse d’avoir pu apporter sa touche à ce projet. «J’étais contente d’être impliquée. J’ai des proches qui ont vécu de la violence conjugale. Je trouvais que ça me parlait personnellement de pouvoir contribuer à une cause comme ça. Ces femmes-là ont le besoin et le droit de se sentir bien et se sentir soutenues par la communauté pour pouvoir se sortir d’une situation comme ça.»

Il lui aura fallu environ cinq semaines pour réaliser tous les meubles, notamment des lits, des commodes et des armoires, pour les différents espaces. Par la suite, il aura fallu environ cinq jours pour tout installer. Ce travail a entraîné de gros défis puisque la maison d’hébergement n’est pas jeune, ce qui demande des ajustements pour être de niveau, entre autres.

Ç’a été une véritable expérience complète pour les jeunes qui ont été invités à y participer, explique Yann Voisine. «On aime ça pour les élèves parce que ça leur montre vraiment quelle démarche adopter avec un client.»

Les nouveaux étudiants en ébénisterie auront la chance de travailler sur les meubles pour les pièces restantes dans les prochains mois. Ils ont aussi participé à l’installation.

Pour Annick Brazeau, l’ajout de ce nouveau mobilier pour les chambres apportera un petit plus qui pourrait bien aider ces femmes. «Quand tu lâches tout ce que tu as pour te sortir de la violence, ce n’est pas facile. Elles ont beaucoup de perte les femmes quand elles quittent la violence. Pour moi, c’est important que ce soit beau quand tu arrives quelque part.»

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