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12 décembre 2019

Alex Proteau - aproteau@lexismedia.ca

Industrie forestière: la cellule d'intervention officiellement lancée

Scierie Lauzon, Thurso

Lauzon Planchers de bois

©Alex Proteau - Info De La Basse-Lièvre

La cellule d’intervention sur la vitalité de l’industrie forestière de l’Outaouais et des Laurentides est officiellement lancée.

Le ministre des Forêts de la Faune et des Parcs (MFFP), Pierre Dufour, en a fait l’annonce plus tôt ce matin alors qu’il était de passage à Thurso.

«Cette cellule a pour mandat visant d’une part la poursuite des opérations forestières et d’autre part l’amélioration de la résilience de la structure industrielle face à la conjoncture dans le domaine du bois», a-t-il indiqué.

Il y a deux semaines, les différentes instances gouvernementales s’étaient rencontrées à Thurso pour discuter de la situation de l’industrie forestière en Outaouais. Deux pistes de solutions avaient été exigées: la formation d’un comité de travail et des mesures transitoires.


 

Usine Thurso

©Alex Proteau - Info De La Basse-Lièvre

Le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, le maire de Thurso Benoit Lauzon et le député de Papineau, Mathieu Lacombe, en discussion lors de l'annonce de la fermeture de Fortress en octobre dernier

Benoit Lauzon, préfet de la MRC de Papineau et maire de Thurso, s’est dit optimiste des gestes posés par le gouvernement. «Je suis d’avis que c’est une bonne chose. Ça répond à la demande qu’on avait faite à la conférence de presse il y a deux semaines», mentionne M. Lauzon.

La cellule d’intervention prend place un peu moins de deux mois après la fermeture temporaire de Fortress de Thurso. À l’heure actuelle, aucune «indication d’intérêt conformément à son initiative stratégique et de financement précédemment annoncée» n’est connue à ce jour, peut-on apprendre par l’entremise d’un communiqué paru sur le site de l’entreprise.

Une situation qui ne décourage pas le maire de Thurso. «On demeure extrêmement optimiste du côté de Fortress. Il n’y a pas eu d’offres encore, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de pourparlers en cours», espère le maire de Thurso.

Le député de Papineau, Mathieu Lacombe, demeure optimiste quant au futur de l’avenir de l’usine thursolienne. «La fermeture définitive de l'usine affaiblirait considérablement la viabilité de plusieurs autres entreprises de la région, notamment des scieries. Je travaille sans relâche avec mes collègues afin de trouver un investisseur qui permettra la relance de l'entreprise et de préserver ces emplois dans notre région.»

Scierie Lauzon

Usine Fortress

©Alex Proteau - Info De La Basse-Lièvre

Une partie de l'usine Fortress, à Thurso

Parallèlement à la conférence de presse, la scierie Lauzon a annoncé qu’elle cesserait ses activités la semaine prochaine, le jeudi 19 décembre. 113 travailleurs perdraient leur emploi avant le temps des Fêtes. Le tout survient en raison d’un manque d’approvisionnement en bois, causé par la fermeture de Fortress en octobre dernier. La scierie se procurait des copeaux de bois de l’usine de cellulose spécialisée.

Ce n’est pas la première fois que la scierie Lauzon vit des moments difficiles. En 2006, la scierie Lauzon avait fermé à la suite d’un incendie. Le gouvernement provincial de l’époque leur avait prêté une somme de 6,3 M$ pour assurer son relancement. En 2015, les employés de la scierie Lauzon étaient partis en vacances pendant deux semaines en raison d’un «shut down» causé par une mésentente sur le volume de bois disponible pour la scierie.

«Pourquoi nous n’avons plus de bois à scier? C’est lié à Fortress. En conséquence de la fermeture de Fortress, nos approvisionnements forestiers viennent à 70 % de la forêt publique», indique le président de la scierie Lauzon, David Lauzon.

«Lorsqu’on va récolter les bois dans la forêt publique alors que c’est nous l’opérateur, on en ressort au moins 75 % de bois de trituration, qu’on appelle du bois à pâte, qui est destiné à Fortress. Aujourd’hui, il n’y a plus de solutions, plus de preneurs», déclare-t-il.

Présent à la conférence de presse, le président de la scierie Lauzon voit tout de même du positif de la création de la cellule d’intervention. «La cellule d’intervention peut donner des résultats pour la prochaine saison de coupe (début 2020), mais pour la saison présente, qui normalement bat son plein lors des gros volumes en hiver, on n’a pas de solution pour ça.»

David Lauzon met également en perspective le régime forestier en vigueur. «Si les gens du ministère comprennent clairement la situation, je pense que ça peut être positif. Mais ça fait quand même plusieurs années que notre groupe dénonce cette situation-là et offre de mettre en place un projet pilote en Outaouais. Ça fait 5 ans qu’on le demande et qu’on n’a pas de position du gouvernement.» 

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